

Parmi les grands auteurs représentés se trouvent Conrad Pfeffel (1736-1809), Auguste Lamey (1772-1861) et ses chants révolutionnaires, ou encore les frères Matthis. Le corpus reflète la construction progressive d’une forme « d’alsacianité de l’esprit » définie par René Schickele au début du 20e siècle : un rôle de passerelle de la culture alsacienne entre France et Allemagne qui se traduit, entre autres, dans la production littéraire propre à la région.
Les nombreux textes en alsacien exploitent les traits caractéristiques de cette Alsace des lettres, des textes légers comme le Hans im Schnokeloch côtoient des œuvres littéraires comme celles d’Alberta von Puttkamer. Ces poèmes ont contribué à forger l’identité particulière de l’Alsace au cours du 19e siècle, identité qui fut encore renforcée en 1871 lorsque la région devint un Reichsland de l’Empire allemand. Un grand nombre de ces œuvres sont en outre accompagnées d’illustration de Spindler, de Kamm ou de Braunagel, des artistes qui ont apporté leur concours à la constitution d’un courant artistique propre à l’Alsace durant la Belle Époque.
Le théâtre constitue une forme spécifique et extrêmement riche de la culture alsacienne. Exprimées le plus souvent en alsacien
Le fonds ancien antérieur à 1918 est composé d'environ 1 300 ouvrages et de 805 partitions. La collection d'ouvrages est
L’histoire de l’art a connu un véritable essor à partir de 1872 à Strasbourg, qui s'est manifesté par d'importants développements